L’autoroute transfrontalière en Beauce, pas une priorité pour le MTQ
Le projet d’une autoroute transfrontalière qui relierait la Beauce au territoire américain n’est pas considéré comme une priorité provinciale selon le Ministère des Transports du Québec (MTQ).
En octobre dernier, les maires de 16 municipalités, ainsi que la MRC Beauce-Sartigan, ont soumis une résolution demandant au gouvernement du Québec d’amorcer la planification en vue du prolongement de l’autoroute 73 vers les États-Unis.
Appuyée notamment par le député fédéral de Beauce, Maxime Bernier, par le député de Beauce-Sud Robert Dutil et par la Chambre de commerce de Saint-Georges, une telle demande vise à favoriser le développement économique de la région.
Or, en réponse à cette résolution, Richard Charpentier, directeur du MTQ pour la région de la Chaudière-Appalaches, affirme que le projet ne constitue pas une priorité étant donné la fluidité du trafic près de la frontière et des investissements importants qu’un tel prolongement engendrerait.
Selon les chiffres du MTQ, le débit journalier moyen annuel dans le secteur où l’on souhaite concrétiser le tout est d’environ 5 900 véhicules près de Saint-Georges et de 550 près de la frontière. Le nombre de véhicules lourds aurait également peu d’incidence annuellement sur le trafic, passant de 700 à 240 dans les mêmes secteurs.
« Vous comprendrez, dans ce contexte, que ce projet ne constitue pas une priorité d’investissements en regard des nombreux besoins d’amélioration du réseau routier dans votre région et dans l’ensemble du Québec », conclut Richard Charpentier dans sa lettre adressée à la Ville de Saint-Georges.
De son côté, le maire Claude Morin n’accepte aucunement la réponse de M. Charpentier. « On a eu une réponse du directeur régional, soit un fonctionnaire au service du ministre. C’est une demande qui a été formulée par les élus, alors on s’attend d’avoir une réponse d’un élu », mentionne-t-il.
À la suite de la réponse négative du directeur du MTQ en Chaudière-Appalaches, les instigateurs du projet ne comptent pas baisser les bras. « On va relancer tant et aussi longtemps que nous n’aurons pas de réponse qui saura nous satisfaire », clame le maire de Saint-Georges.
« C’est sûr qu’on ne s’attend pas à une réponse demain matin, ça fait 45 ans qu’on attend. Nous, on veut savoir où l’on va. S’il n’y a aucune possibilité, nous allons passer à autre chose, mais il faut au moins qu’il y ait des études qui soient faites », conclut M. Morin.