Jacques Bernard tire sa révérence des éditions du Mécène
Par Josee-Eve Poulin, Journaliste-pigiste
Dimanche dernier, alors qu’Alain Lessard lançait ses contes de Parlabas, l’éditeur-propriétaire de la maison d’édition du Mécène, de son côté, mettait fin officiellement à son histoire.
D’entrée de jeu, Jacques Bernard a tenu à remercier tous les acteurs qui ont joué de loin ou de proche à son succès en tant qu’éditeur pendant neuf ans : « Ce n’est pas une décision facile, mais aujourd’hui, je ferme les livres, content, satisfait. »
Une folie contagieuse
Au départ, la maison d’édition n’était réelle que dans le fertile imaginaire de Monsieur Bernard, mais il est arrivé à communiquer cette folie passionnante qui l’habitait et son rêve a pris forme en 2003. « Elle se devait d’exister, cette maison d’édition là, pour faire vivre à ces auteurs, leurs rêves, leurs folies », a souligné l’éditeur.
En s’impliquant autant dans chaque manuscrit qui lui était présenté, le propriétaire des éditions du Mécène est conscient que de trouver une relève pour sa maison est mission impossible. Il n’a donc simplement pas cherché : « Y’a pas un fou sur la planète qui veut continuer ce que j’ai fait, de la manière que je l’ai fait, non pas que c’était extraordinaire, mais c’était assez exigeant », a tenu à préciser l’homme de lettres.
Une pression trop lourde
En quittant l’enseignement, neuf ans plus tôt, Jacques Bernard s’était promis de ne plus vivre avec la pression. Or, en fondant sa maison d’édition et au fil des années, il s’est exposé à une pression presque plus grande que celle vécue pendant de longues années en enseignement.
M. Bernard met donc sereinement fin à son histoire, bien qu’il ait un unique regret : celui de devoir retourner à leurs auteurs plusieurs manuscrits non lus. Malgré tout, c’est près de 85 auteurs qui ont bénéficié des conseils de Jacques Bernard et de son équipe des éditions du Mécène et 94 ouvrages qui ont été publiés pendant ces neuf années. Pas mal pour une maison qui croyait faire une trentaine d’éditions…
En terminant, nul doute que, malgré la fin officielle de son chapitre dans l’édition, l’histoire de Jacques Bernard est loin d’être terminée. Comme il l’a lui-même dit, « une œuvre littéraire ne meurt jamais »…
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