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Le Yâbe est au Cégep Beauce-Appalaches : Au feu !

durée 07h27
11 février 2011
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Deux voyageurs remplis d’histoires ont parcouru le temps et l’espace pour arriver à l’auditorium du Cégep Beauce-Appalaches. Le jeudi 10 février à 12 h 15 et 19 h 30, plusieurs étudiants, enseignants et familles étaient conviés de se rendre dans cette salle de spectacles afin de profiter des contes de nos ancêtres. Découvertes, fantaisies et plaisirs étaient au menu.

Éric Michaud était de retour pour une deuxième année dans les murs du Cégep Beauce-Appalaches. Au cours de sa journée, il a fait profiter au public de la vie étudiante du CBA de plusieurs histoires rocambolesques et amusantes. Alias Hubert, Éric Michaud était alors accompagné pour ce voyage dans le temps de son acolyte Frédérick, véritable professionnel de la musique qui enrichissait merveilleusement les légendes et les contes de ce dernier. Quoi de plus pour tenter la foule à une danse folklorique endiablée.

Julie Beaudoin, animatrice à la vie culturelle du CBA, a comme à son habitude bien présenté la prestation du midi. Ce après quoi elle a laissé la scène entière aux voyageurs venus de loin.  Ce spectacle avait pour nom « Contes, fabliaux et exemplas », de l’époque médiévale.

Vêtus comme d’anciens paysans du roi, le personnage d’Hubert a alors raconté dans un langage bien familier du Moyen Âge plusieurs histoires rigolotes et divertissantes. Plusieurs aventures faisaient alors référence à l’ange St-Martin ainsi qu’à des histoires grivoises et coquines. «Éric Michaud savait devant quelle sorte de public il se trouvait. Il a su trouver l’art de nous faire rire avec des histoires subtilisées de sexualité et de personnages cocus. Je l’ai trouvé vraiment drôle», a affirmé Stéphanie Desharnais, étudiante en Arts et lettres.

L’histoire la plus poignante a sans doute été Les quatre souhaits de St-Martin où absurdité et vilain plaisir étaient entremêlés étroitement. N’oublions pas les incroyables jeux de mots et la lucidité vive d’Éric Michaud lors du spectacle.

Jeudi soir a été une tout autre histoire. Puisque le public était un auditoire différent du midi et que plusieurs familles sont venues y assister, un nouveau contexte s’imposait. Aucun problème pour les deux voyageurs qui ont su régler ce détail haut la main. Troquant leurs vieilles chemises pour des habits du 19e siècle, Éric Michaud et son compagnon ont alors raconté deux histoires bien intéressantes. De leur spectacle nommé, « Ça sent l’yâbe ! Contes du grand Satan », les deux acolytes ont su ramener parmi les spectateurs les traditions orales de l’époque racontées dans les veillées.  La Chasse-Galerie ainsi qu’une histoire de pacte avec le diable en personne ont été racontées avec des mimiques sens dessus dessous.

La dynamique du conteur a fait de cette journée de rencontre une journée bien appréciée. Plusieurs élèves de différentes classes du CBA se devaient d’assister à cette rencontre dans le cadre d’un projet éventuel en français. Malgré le fait que ce spectacle était obligatoire, la majorité des étudiants ont aimé de bon cœur la prestation. Plusieurs ont voulu profiter d’un deuxième moment en la compagnie du conteur et de son compagnon en y retournant de plein gré le soir même.

Qui a dit que les histoires ancestrales n’intéressaient nullement les étudiants d’aujourd’hui? Notons le talent du conteur de nous transmettre cette passion de conter des histoires de nos grands-parents et au-delà des générations.

Le 12 février, les deux compagnons seront au Cabaret du Roy, à Montréal, pour d’autres prestations. Ce après quoi ils se déplaceront vers l’Auberge du Dragon rouge, dans cette même ville, pour y donner un autre spectacle aux couleurs de l’amour.

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