Loto-Québec présente dans nos vies, depuis plus de 40 ans
Richard Morency, directeur des relations publiques au Casino de Montréal et porte-parole de Loto-Québec a dressé un portrait de la société d’État qui fait rêver les Québécois et Beaucerons depuis plus de 40 ans jeudi dernier au Centre des congrès le Georgesville. Qui n’a pas rêvé un jour devenir millionnaire? Au-delà de ce rêve, Loto-Québec est un actif québécois générant 1,4 milliard $ de profit redistribué dans les coffres de l’État.
Depuis les 15 dernières années, la société d’État a remis pas moins de 20 milliards $ au gouvernement. Pour arriver à de tels chiffres, Loto-Québec est un véritable pilier de l’industrie du jeu et du divertissement avec 8700 points de vente de produits de loterie, quatre casinos, des services de restauration et d’hébergement, deux salons de jeu et 2393 sites de vidéo loterie, du développement de nouveaux produits et 76 salles de bingo en réseau.
Après 40 ans d’activité, M. Morency a souligné qu’il était important de réitérer l’utilité de Loto-Québec pour la collectivité québécoise. Loto-Québec et ses filiales comprennent 7000 employés et 380 millions $ en salaires et avantages sociaux en plus d’acheter pour 388 M $ de biens et services à plus de 1000 fournisseurs au Québec.. Loto-Québec remet plus de 1G $ annuellement aux gagnants de jeux et loteries. Elle remet 380 M$ en commissions et compensations à ses partenaires. Les 496 points de vente en Chaudière-Appalaches ont reçu près de 6 M$. Les travaux de réfection au Casino de Montréal de 305 M$ généreront près de 3400 emplois.
Depuis 1992, Loto-Québec gère également les casinos d’État Montréal, Charlevoix, Lac-Leamy et le tout récent celui du Mont Tremblant, instauré en 2009. Loto-Québec avait instauré les casinos puisqu’il se perdait 135 M$ annuellement dans les casinos étrangers. Désormais, les revenus sont s’élève à 915 M$ souligne M. Morency.
Lorsque celui de Montréal a vu le jour dans l’ancien pavillon de la France d’Expo 1967, Loto-Québec comptait créer 5000 emplois dès la première année et 10 000 l’année suivante. La société des casinos regroupe 5 700 emplois. L’année dernière, il s’est effectué 10,2 millions de visites, dont plus de 2 millions de visites effectuées chaque année par des personnes demeurant à l'extérieur du Québec. En 2008-2009, un bénéfice net de près de 296,4 M$ en 2008-2009.
Outre ses profits gargantuesques, dont le gouvernement en a drôlement besoin ces temps-ci, Loto-Québec réinvestit dans les organismes à but non lucratif, les arts et autres événements dans chaque région du Québec. L’engagement social de la société a permis de réinvestir 125 093 $ dans près de 90 organismes à but non lucratif en Chaudière-Appalaches, dont 12 provient de la MRC Beauce-Sartigan. Parmi eux, on retrouve l’Assiettée Beauceronne, Au Bercail, la Fondation du Cégep Beauce-Appalaches et la Fondation un geste pour la vie.
Toutefois, avec les difficultés de l’industrie du bingo, les revenus alloués aux OSBL sont affectés. En 12 ans, plus de 120 M$ ont été injectés dans 1000 organismes. « Loto-Québec devra relancer cette industrie et assurer le soutien aux organismes fragilisé et maintenir sa contribution moyenne aux OSBL », a affirmé M. Morency.
Le Festival Gigue en fête, maintenant appelé le Festival des couleurs du monde de Sainte-Marie est l’un des cent événements commandités par Loto-Québec. La Collection Loto-Québec, qui célèbre ses 30 ans, comprend des œuvres d’artistes de la région bien connus, dont Joseph-Richard Veilleux, Guylaine Jacques et Lyse Marsan.
Le jeu en ligne
Le 3 février dernier, Loto-Québec a annoncé qu’elle régirait le jeu en ligne qui est en forte progression depuis 2006. « Plus de 2000 sites illégaux sont présentement accessibles aux Québécois. Or, le jeu parallèle échappe à tout contrôle et constitue une perte économique pour le gouvernement, qui doit assumer les coûts sociaux reliés au jeu pathologique », indique M. Morency.
Afin de récupérer lesdites sommes pouvant atteindre près de 80 M$ annuellement, Loto-Québec souhaite prendre le contrôle tout comme la Suède. « L’objectif de Loto-Québec, comme ce fut le cas pour les billets de loterie, les casinos, et les ALV (appareils de loterie vidéo), est de canaliser l’offre dans un circuit contrôlé dont l’intégrité irréprochable mettre de l’avant une série de mesures de contrôle et de prévention, notamment un programme d’autoexclusion, une limite de temps et d’argent, une pose de jeu imposée toutes les 60 minutes, etc. », indique M. Morency.
Une firme externe vérifiera l’âge des joueurs notamment afin d’écarter les mineurs de ces sites.
Jeu responsable
Pour l’avenir, Loto-Québec souligne que le jeu pathologique demeure l’un de ses défis de l’avenir. « Il faut que le jeu reste un jeu », assure ce dernier.
Selon M. Morency, l’objectif est de continuer à contribuer au développement économique, culturel et social, en juste équilibre avec sa mission économique et sociale. Il a conclu son allocution en disant que Loto-Québec consiste en un actif pour les Québécois.
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