Golden Hope Mines acquiert de nouveaux droits miniers

Par Tessa Morin-Cabana, Journaliste
La compagnie Golden Hope Mines lancera bientôt une série d'explorations sur les terrains de la région afin d'évaluer leur potentiel minier. Afin de rassurer les propriétaires de cesdits terrains des travaux à venir, deux séances d'informations ont eu lieu à Beauceville, soit le jeudi et le samedi.
Les propriétaires terriens ont été nombreux à répondre à l'invitation de la compagnie Golden Hope Mines et de son président, Louis Hoël. Véritable opération séduction, les séances d'informations visaient notamment à rassurer les gens sur les mesures à venir. Ayant acheté les droits miniers pour les terrains situés entre Sainte-Lucie-de-Beauregard et Saint-Victor, Golden Hope Mines détient maintenant le droit de visiter ces terrains pour en explorer le potentiel minier. « On communique d'abord avec le propriétaire, on s'entend avec lui. S'il dit non, on peut y aller quand même, parce qu'on a acquis les droits miniers. Mais on ne l’a jamais fait. Et si le propriétaire souhaite qu'on n'y aille pas pendant une certaine période, la chasse par exemple, on respecte ça, » précise M. Hoël. Des lettres ont ainsi été envoyées aux propriétaires pour les aviser de ces mesures à venir au cours de l’année 2009. Par la suite, des échantillons de roc seront prélevés en surface sur les terrains visés, puis, selon les résultats obtenus, des forages pourront être effectués. « On vient voir le potentiel. Oui, il y a de l’or, mais il reste à savoir s’il y en a assez », ajoute M. Hoël.
Une assistance mitigée
M. Hoël a bien tenu à préciser que tous les dommages engendrés par les travaux d’explorations seraient réparés et que des dédommagements seraient offerts aux propriétaires, par exemple, 15 $ de l’arbre abattus, avec la possibilité de garder l’arbre. « On offre d’abord aux gens d’ici de travailler, c’est plus logique. Si les propriétaires veulent abattre les arbres eux-mêmes par exemple, on va les payer avant de faire venir des gens de l’extérieur, » ajoute M.Hoël. Ces droits d’explorations sont valables pour un an seulement.
Malgré tout, l’ambiance restait tendue. Visiblement, certains propriétaires n’appréciaient pas la nouvelle. En effet, en cas d’un potentiel minier suffisant, un prix sera négocié avec le propriétaire pour l’achat de ses terres. Si le prix ne convient pas, ou si le propriétaire refuse absolument de vendre, la décision se prendra en cours de justice. Ainsi, certains propriétaires semblaient offusqués alors que d’autres affirmaient qu’il n’y avait aucune crainte. « Faut pas avoir peur de ça. Les gens se mobilisent dans la peur, mais c’est comme ça qu’on empêche l’économie de rouler », commente l’un des propriétaires présents. Un autre ajoutait que c’était comme ça, et qu’on ne pouvait pas faire autrement. « Les gens sont fâchés quand ils viennent chez eux, mais ils le sont encore plus quand ils vont chez le voisin. »
Suite aux travaux miniers qui pourraient durer une bonne quarantaine d’années, Golden Hope Mines s’engage à entièrement enterrer les mines à ciel ouvert s’ils en creusaient une, à replanter les arbres et à restaurer la terre exploitée, mesures obligatoires depuis peu pour toutes les compagnies minières.
Nouvelle direction
Golden Hope Mines œuvre dans la région Chaudière-Appalaches depuis les années 1980. Sous nouvelle direction depuis 2007, elle entreprend aller au-delà du territoire de Bellechasse, une région qui obsédait et limitait les anciens propriétaires selon l’actuel président. Les terrains convoités par Golden Hope mines couvrent les terrains du Rang 6 de Saint-Odilon, de chaque côté de la rivière des Plante et de la rivière du Bras entre Beauceville et Saint-Victor, ainsi que les environs de la municipalité de Saint-Benjamin.
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