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Succès du travail des paramédics pendant les Mondiaux de cyclisme

Succès du travail des paramédics pendant les Mondiaux de cyclisme
Photo: La Presse Canadienne, 2026

MONTRÉAL — Cela aura pris deux ans pour planifier toute la logistique autour des services d'urgences entourant les Championnats du monde de cyclisme, à Montréal, qui prennent fin dimanche. Jusqu'à présent, Urgences-santé considère que c'est un succès.

En date de vendredi, les paramédics ont répondu à 125 interventions reliées à l'événement, autant pour les athlètes que les spectateurs qui se trouvaient sur le site.

Ce genre d'événement d'envergure — 500 000 spectateurs sont attendus aux abords des parcours — requiert une organisation hors pair afin d'assurer la sécurité des athlètes et de la foule, mais aussi pour que les activités régulières ne soient pas trop perturbées.

Les interventions les plus courantes sont des appels traumatiques pour des chutes à vélo, des blessures ou des malaises. «On n'a pas eu de malaises médicaux pour un cycliste, si je ne m'abuse, ça a plus été des appels traumatiques, mais rien de majeur», fait savoir Pierre-Luc Lefrançois-Tanguay, chef aux opérations et gestionnaire affecté à l'événement.

L'un des risques pour les compétitions de vélo est qu'un cycliste chute, ce qui peut entraîner de nombreuses chutes des autres cyclistes qui suivent derrière.

Délais de réponse habituels

Le risque zéro d'avoir des délais plus longs pour le transport d'urgence n'existe pas, soutient M. Lefrançois-Tanguay. Mais jusqu'à présent, tout se passe bien, dit-il. Le reste de la population, hors du site des Mondiaux, est prise en charge dans les délais habituels, même si cela demande toute une logistique pour contourner les rues barrées.

«On a cette chance-là, à Montréal et Laval, des événements d'envergure, on en fait beaucoup. Cet événement, c'est un gros déploiement, admet M. Lefrançois-Tanguay. C'est le plus gros déploiement sportif depuis les Jeux olympiques [de 1976 à Montréal]. C'est énorme, on va se le dire. Mais il y a eu de la planification opérationnelle qui a été faite.»

À l'intérieur du véhicule d'urgence que conduit M. Lefrançois-Tanguay, alors qu'il se rend sur place jeudi après-midi pour les compétitions de la journée, on voit un grand périmètre en rouge sur son écran qui affiche une carte de la ville de Montréal. On peut y repérer les endroits exacts où sont postés les effectifs médicaux d'Urgences-santé ainsi que la liste des appels en cours.


Des ressources supplémentaires sont déployées spécialement pour les Championnats du monde de cyclisme. Entre quatre et six ambulances de plus se trouvent l'intérieur du périmètre de l'événement, un chiffre qui varie selon le parcours des cyclistes de la journée. Par exemple, ce week-end, le territoire couvert sera beaucoup plus grand alors que les athlètes prendront le départ à partir de Brossard, traverseront une partie de la Montérégie avant de revenir à Montréal.

Plusieurs paramédics à vélo sont aussi affectés sur place, car ils sont plus agiles pour se déplacer là où la circulation routière est barrée. Il y a également des paramédics sur le groupe d'intervention médicale tactique qui vont suivre les policiers pendant l'événement.

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D'autres professionnels de la santé sont sur les lieux, notamment les médecins ou physiothérapeutes des athlètes. Les Mondiaux mobilisent près de 1000 cyclistes de haut niveau, provenant de plus de 80 pays.

L'importance de la communication

Une fréquence radio spéciale a été créée pour l'événement. «Parfois, pour des événements comme ça, il y a des enjeux de communication et c'est ça qu'on ne veut pas, explique M. Lefrançois-Tanguay. On veut que l'information se donne, que tout le monde l'entende et que ça soit donné à la même place.»

Ainsi, s'il y a des changements de derrière minute, toutes les informations sont à jour sur cette fréquence. «Ça fait en sorte qu'on peut garder nos fréquences habituelles pour les opérations régulières, puis gérer cet événement-là en même temps», précise le chef aux opérations.

À l'intérieur du périmètre, s'il y a un besoin d'un transport vers un centre hospitalier, les paramédics sur place vont amener le patient à un des points d'extraction prédéterminés. Il sera transféré dans une autre ambulance qui le transportera vers l'hôpital. «C'est ce qui a été convenu avec tous nos départements et la planification opérationnelle, puis ça a fonctionné A1 depuis le début», commente le chef aux opérations.

Il fait valoir l'incroyable travail d'équipe avec ses collègues. «Il ne faut pas oublier qu'on a un visuel en direct. Le Centre de communication santé et le Centre de gestion des opérations sont ultra mobilisés à cet événement. Ça fait partie de leur spécialité et de leur tâche et responsabilité. Ils sont vraiment nos yeux», dit-il.

«Ils ont une portée globale de la situation. Ils sont capables de dire exactement: ''OK, il y a un appel à tel coin de rue, c'est telle ambulance populationnelle qui va aller chercher le patient'' et ils vont déjà envisager son un transport possible.»

Il y a également sur le site un centre de commande qui se trouve à l'intérieur d'une roulotte. Une grande table avec une dizaine d'employés et des écrans sur lesquels on peut voir toutes les ressources disponibles, leur tracé et la liste des appels entrants et en cours.

Le prochain grand événement sportif dont s'occupera Urgences-santé est le marathon de Montréal, qui aura lieu du 9 au 11 octobre.

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La couverture en santé de La Presse Canadienne est soutenue par un partenariat avec l’Association médicale canadienne. La Presse Canadienne est seule responsable de ce contenu journalistique.

Katrine Desautels, La Presse Canadienne