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Eby défend son projet de loi sur la cession de terres aux Première Nations

Eby défend son projet de loi sur la cession de terres aux Première Nations
Photo: La Presse Canadienne, 2026

VICTORIA — David Eby, chef du Nouveau Parti démocratique (NPD) de Colombie-Britannique, défend les projets élaborés par son précédent gouvernement visant à limiter l'indemnisation des entreprises forestières en cas de cession de terres aux Premières Nations.

Des documents confidentiels publiés dans le Northern Beat, un journal en ligne, indiquent que le gouvernement Eby prévoyait de céder environ 400 parcelles de terres de la Couronne aux Premières Nations, tout en limitant l’indemnisation versée aux entreprises détenant des droits d’exploitation forestière sur ces terres.

M. Eby affirme que ces cessions s’inscrivent dans le cadre des traités existants et d’autres engagements pris dans le cadre du processus de réconciliation, dont certains remontent à plusieurs décennies, et que le projet de loi visait à réduire les coûts pour les contribuables.

Les documents indiquent que la loi actuelle oblige le gouvernement à indemniser les entreprises forestières, mais que «compte tenu des contraintes budgétaires actuelles», cela créerait des obstacles importants à la réalisation des restitutions de terres.

Un porte-parole de la campagne du premier ministre Eby précise que le projet de loi limiterait les indemnités et que, si moins de 5 % des droits d’exploitation forestière existants étaient cédés, les titulaires de ces droits ne recevraient aucune indemnité.

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Ces notes d’information, datées du 10 septembre, ont été rendues publiques quelques jours seulement avant les élections provinciales du 24 octobre.

Le programme électoral du NPD ne fait pas mention de ces projets, tandis que les entreprises forestières devaient signer des accords de confidentialité pour pouvoir en prendre connaissance.

M. Eby affirme que ce type d’accords relève d’une pratique courante et a rejeté les accusations de secret.

Un porte-parole de la campagne a indiqué que le gouvernement avait approuvé en juillet la consultation des parties prenantes, mais que la proposition n’était qu’un projet et non un texte de loi définitif.

Wolfgang Depner, La Presse Canadienne